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Le lecteur non-archéologue, majoritaire dans la société, ne manquera pas de sursauter devant le titre de cet ouvrage. Je tiens à le rassurer : par « trafics », il n’est question « que » d’échanges, intervenus trois millénaires avant nous, dans une Méditerranée pas si lointaine ; ce monde que Purcell et Horden (The Corrupting Sea) décrivent comme un espace tout à la fois unifié, morcelé et évolutif. L’espace euro-méditerranéen du premier millénaire avant notre ère est bouillonnant de cultures, traversé de courants matériels et immatériels. Il est transformé par l’action des sociétés urbaines et alphabétisées et des communautés protohistoriques héritières de l’âge du Bronze. Du Levant à Gibraltar, de la Sicile à la Baltique, les trafics dessinés par la mobilité des hommes et des biens sont liés à toutes sortes d’expériences et d’événements : mutations culturelles, ententes politiques, conflits économiques… Que dire de la Corse dans ce paysage dynamique et connecté ? Si la cité d’Aleria est longtemps restée la seule réponse à cette question, l’archéologie et l’histoire nous invitent à enquêter au-delà de celle-ci. Elles révèlent des sociétés insulaires a priori moins visibles, mais tout aussi réelles et actives dans un paysage ancien déjà mondialisé. Ce livre vous propose de les découvrir.

Kursike, trafics tyrrhéniens dans l'âge du Fer corse (IXe-Ve siècle av. J-C.)

Kursike, trafics tyrrhéniens dans l'âge du Fer corse (IXe-Ve siècle av. J-C.)

12,00 €Prix